1985 – 2005 Salon de Printemps

Le Salon de printemps 2003 du « Lëtzebuerger Artisten Center »

Une manifestation d’une grande qualité

salon_2003_2Comme chaque année, le Salon de printemps du «Lëtzebuerger Artisten Center» est un des rassemblements artistiques devenus traditionnels pour la scène Culturelle luxembourgeoise. Un beau succès pour une association qui n’a jamais cessé de se battre pour son statut et dont la persévérance et les efforts l’ont toujours poussée vers l’avant.

Foire d’art Contemporain dans le sens le plus large du terme, le Salon de printemps du LAC, avec un nombre de participants plus réduit que le Salon du CAL, mais d’un niveau qualitatif comparable et avec des propositions inédites – comme l’invitation de partenariat lancée cette année au Forum des Arts – reste un point de rencontre construit dans la diversité, capable de fidéliser à la fois les professionnels du domaine et un public avisé. En 1985, le Salon du LAC connaissait le succès du débutant. Pour la 18e édition, il fallait trouver non seulement les moyens mais surtout la «bonne voie» pour continuer dans une perspective de qualité. Pour cette année, le jury a choisi parmi les nombreuses candidatures 24 artistes dont le travail de facture très différente s’intègre bien dans l’identité du Salon. Le même jury international n’a trouvé parmi les candidatures luxembourgeoises aucune oeuvre suffisamment bonne pour faire partie de cette fête annuelle du «Lëtzebuerger Artisten Center». N’empêche, même si on déplore l’absence luxembourgeoise, le Salon 2003 reste une belle exposition qui invite à faire connaissance avec les peintures, les photographies, les sculptures et les installations de 19 artistes allemands, trois artistes français et deux artistes belges. Autre point fort, après une première initiative, arrêtée et reprise depuis deux ans, les organisateurs du LAC augmentent de nouveau «le poids» de l’exposition par la présence d’«artistes invités» dont la renommée n’est plus à faire. Après le plaisir de la rencontre en 2002 avec, entre autres, Benjamin Katz, Marie-Josée Kerschen, Pitt Moog et Roland Schauls, cette année se voit enrichie par les signatures de l’excellent Pitt Brandenburger, de Vicky Tsalamata arrivée de Grèce, du Suisse Victor H. Bächer et des allemands Ulrich Klieber et Matthias Koeppel. Le lauréat Koshi Takagi mérite bien d’être le lauréat du Prix du jury d’une valeur de 2.000 €, accordé par le ministère de la Culture. Allemand d’origine japonaise, né à Tokyo en 1959, avec une formation artistique à Tokyo et à Düsseldorf, avec des expositions personnelles à Tokyo, Düsseldorf, Bonn et Bruxelles, Koshi Takagi arrive au Luxembourg avec une galerie de portraits-documents chers à l’artiste, réunissant autour de sa propre image, des membres de la famille et des personnages célèbres parmi lesquels Tony Cragg, A. R. Penk, Markus Lüppertz et Jörg Immendorf. Le Prix du ministère de la Jeunesse d’une valeur de 750 € est attribué cette année à la jeune artiste allemande Sandra Hermannsen. C’est la première fois que le Salon du LAC accueille les photographies de cette artiste diplômée en beaux-arts, gagnante du prix de la «Nordwest-Lotto-Society», et ancienne «Voluntary Ecological Worker» dans la Mer du Nord. Regroupant des photographies mettant dans un environnement neutre des personnages féminins rendus anonymes par le manque de visage, les Séries proposées par Sandra Hermannsen intéressent à la fois par la découpe du mouvement et par le lien de la personne avec son milieu extérieur.

UN DÉFI EN MARCHE

salon_2003Dans un monde dominé par le bénéfice, y aurait-il encore des artistes prêts à organiser un «Salon» sans le profit d’une participation assurée? La réponse est «Oui»! Le LAC en est la preuve et, ajoutons aussitôt, que s’ils le font, leur engagement reste l’expression d’un mérite que nous avons eu l’occasion d’apprécier, sans jamais, jusqu’à présent, avoir mis «en lettres» les noms de ces acteurs de l’arrière-scène. Que se soient Sergio Di Paoli, Jean Fetz ou Lony Hirtz, Oswald Schröder, Christophe Thil, Martine Marson ou d’autres artistes, responsables de l’organisation du Salon, de l’édition du catalogue ou simples membres du LAC, une fois de plus, lors du vernissage, il a été évident que – pour citer Mme Erna Hennicot-Schoepges – «l’élan et le dynamisme de cette petite équipe sont exemplaires!» Autre point fort du Salon, la présence des artistes invités est un gage de qualité, car leur participation n’est ni un caprice, ni une spéculation, mais elle est due au désir de voir leur nom ajouté à la liste d’une manifestation qui a fait ses preuves. «En s’ouvrant à des tendances très diverses», écrivait le ministre de la Culture, «en offrant à d’autres artistes de nationalités les plus diverses de se joindre à eux, en réunissant ses membres autour d’une exposition Commune, le LAC est devenu un élément fédérateur dans la démocratisation de notre vie culturelle». ..